01 septembre 2008

HEIMWEH ou le mal du pays

Ben oui j'ai mal à mon pays. Pas très original mais voilà depuis quelques jours, je suis en manque. en manque de la France et des amis, de la famille.

Peut être est-ce dû à la fin de l'été, la rentrée scolaire qui réveille des souvenirs ou la date anniversaire de mon 7ème mois ici à Montréal. Ben oui déjà. Et je ne peux m'empêcher de compter: j'ai déjà voyagé certes et vécu à l'étranger mais je n'ai jamais passé autant de temps sans rentrer et me ressourcer.
A cela, je dois aussi l'avouer, il faut ajouter le fait que c'est la première fois que je vis cette expérience "seule", détachée de tout projet de couple. Ce n'est pas ce qui me rend le plus triste mais c'est un fait. Vivre au Québec et y travailler est devenu mon projet, je me le suis réapproprié ce qui m'amène a être encore plus directement confrontée à la question de l'absence, de la distance...

La France me manque tandis que les rue de Montréal me sont de plus en plus familières. Je n'écoute plus la radio française mais la radio québécoise. Je commence à parler en bon québécois, je francise quelques expressions les mettant ainsi à ma sauce... Ce manque fait inévitablement partie du voyage et je préfère le laisser s'exprimer. Il est rassurant quelque part et rappelle les attaches familiales et amicales. Il me rappelle que ces liens font partie de moi et comptent plus que tout...

Une pensée à ma douce France donc
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1 commentaires:

Michael a dit…

Bonjour Sophie,

Je lis avec attention tes articles depuis la première page, et je remonte ainsi dans le passé, les mois et leur évolution. Je m'arrête sur cet article car je m'apprête à partir à Montréal également. Je vais y suivre un cycle d'études en cinéma à l'Université de Montréal.

J'arriverais probablement le 29 ou 30 Décembre. Cet article me touche car il fait appel à la nostalgie. J'ai écrit un article similaire, ou presque, partant d'une sensation d'avant départ, et donc par anticipation, de ce qu'il risque de m'arriver d'ici quelques mois.

Je pense que cette impression est nécessaire. Non pas qu'elle soit forcément jouissive à vivre sur l'instant, mais à mon sens, elle offre la possibilité d'une projection dans l'avenir. On repense à qui l'on est, grâce à qui on est là, et on retrouve le plaisir de ses racines.

Souvent, au quotidien, on refoule nos origines par ras-le-bol, ou pas dépit.

Je ne connais pas encore ton émotion concernant le fait de penser une seconde, ne serait-ce qu'une petite seconde aux siens. Je vivrais cela dans quelques temps, mais en attendant, c'est l'euphorie qui prime.

J'admire ton article, plein de sincérité et d'émotion. J'espère passer par là aussi, sans que cela ne soit trop déprimant.

Bon courage,